RDC: la libération d’Eteni qualifiée de théâtre politique et d’une justice de deux poids, deux mesures


Par Bienvenu Musoy

Le ministre honoraire de la Santé, Eteni Longo, a été libéré « provisoirement » mardi 14 septembre 2021 de la prison centrale de Makala dans la soirée, alors qu’il est accusé d’avoir détourné des fonds alloués à la gestion de la Covid-19.

Cette libération fait couler beaucoup d’encre et salive dans la classe politique congolaise dont certains pensent que la justice est de deux poids, deux mesures.

Parmi ces réactions, il y a celle de l »ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018, Seth Kikuni, qui pense que cette libération prouve l’instrumentalisation de l’Inspection Générale des Finances (IGF) et de la justice par le régime actuel, pour maltraiter certains.

« La libération d’Eteni confirme le fait que l’IGF et la justice sont instrumentalisées par le regime pour maltraiter certains »,déclare-t-il avant d’ajouter: « Ils visent désormais la CENI pour exclure les plus compétents. Ne manquez pas la marche de demain (mercredi). Le bateau de Noé fermera ses portes avant le déluge ».

De son côté, Jean-Claude Katende, Coordonnateur d’ASADHO, rappelle que l’arrestation de l’ancien ministre de la santé n’était que du théâtre.

« Les congolais qui sont au pouvoir pensent que nous sommes des enfants. Je l’avais déjà dit que Eteni était arrêté pour du théâtre et qu’il allait être libéré comme cela vient de se passer », peut-on lire sur son compte twitter.

Pour l’activiste de droit de l’homme, Carbone Beni, l’État de droit sélectif ne peut-être comparé à une kleptocratie car dans la gestion du Coronavirus, il y a des indices de culpabilité.

« L’État de droit sélectif ou à géométrie variable, ne peut qu’être comparable à une Kleptocratie. Dans la gestion du Covid-19, il y a plusieurs indices sérieux de culpabilité. Des vies humaines en jeu et des millions de dollars volatilisés, je ne comprends pas comment un tel acte est posé », a-t-il dit.

Rappelons que ce cadre du parti au pouvoir  a été transféré à la prison centrale de Makala, le vendredi 27 Août de l’année en cours. Ses avocats renseignent que leur client a bénéficié d’une liberté provisoire de la part de la justice congolaise.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *