Nord-Kivu : les kidnappeurs et les meurtriers reprennent du service à Kisigari dans le Rutshuru


Par Fabrice Kabamba

Une certaine recrudescence des cas de kidnapping et meurtre est notifiée dans le groupement Kisigari en chefferie de Bwisha en territoire de Rutshuru au Nord Kivu.

Environ une dizaine de cas ont été enregistrés dans cinq jours du début d’octobre 2021.
Si rien ne fait, le groupement Kisigari semble être l’épicentre de cette nouvelle vague d’enlèvements. La notabilité locale qui s’est confiée à la presse locale mercredi 13 octobre 2021 environs 11 personnes ont été victimes du kidnapping en date du 6, 9 et 11 octobre. Aimé Mbusa Mukanda indique que 8 personnes ont été tuées dans la même entité dans différentes circonstances. Pour recouvrer la liberté, ces ravisseurs exigent des sommes allant jusqu’à 10 milles dollars américains comme rançon.

La même notabilité fait savoir que suite à ces cas en répétition d’enlèvements et tueries, la population locale se livre à la justice populaire. Le cas récent est celui d’un jeune homme présenté comme un présumé kidnappeur qui a été lynché le 11 octobre à Kabaya à quelques mètres d’une position militaire.

Face à cette hémorragie sécuritaire qui s’installe dans cette partie du territoire de Rutshuru, la notabilité locale plaide pour la délocalisation des rebelles qui se sont rendus, cantonnés au camp militaire de Rumangabo. Les populations accusent ces derniers d’être auteurs de cette insécurité.

 » Dans le groupement de Kisigari en territoire de Rutshuru, chefferie de Bwisha aux alentours du camp militaire de Rumangabo,l’ insécurité est grandissante. Dans 6jours des personnes ont été tuées et 6 personnes ont été kidnappées. Et ces kidnappeurs exigent beaucoup de sommes pour les libérer. C’est pourquoi nous exigeons l’implication des autorités compétentes. En dehors de ça,ces cas d’insécurité poussent la population à se livrer à la justice populaire, une situation difficile que nous traversons. Mais aussi les militaires et les rebelles qui sont cantonnés au camp militaire de Rumangabo sont aussi les auteurs de plusieurs cas. C’est pourquoi nous demandons aussi la délocalisation de ces rebelles appelées Kajorité  » a déclaré Mbusa Mukanda.

Pour rappel, en date du 9 octobre dernier, 5 personnes avaient été enlevées par des inconnus armés dans le village de Kayenzi. Deux kidnappeurs avaient été tués par la population. Malgré l’instauration de l’Etat de siège, le territoire de Rutshuru est toujours le théâtre de l’insécurité.

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