13 août 2004 : tueries de plus de 160 Banyamulenge réfugiés au Burundi


Chronique de Benjamin Babunga Watuna

CE JOUR-LA… 13 août 2004, plus de 160 Banyamulenge réfugiés au Burundi sont tués et une centaine d’autres blessés au cours d’une attaque menée la nuit dans le camp de réfugiés de Gatumba, tout près de Bujumbura. Le groupe rebelle burundais FNL avait révendiqué cette attaque.

C’était une attaque d’une violence inouïe au cours de laquelle un déluge de feu s’était abattu sur des réfugiés pendant qu’ils étaient dans leur sommeil : armes blanches, fusils automatiques, grenades incendiaires, des bidons d’essence aussi pour mettre le feu aux abris.

Des cercueils de victimes étalés pour des derniers hommages

La plupart étaient couchés quand des assaillants (venus vraisemblablement de Kiliba-ONDS/RDC) et parlant, selon les témoins, Kirundi, mais aussi Kinyarwanda et Swahili, avaient attaqué le camp de Gatumba pendant plus de deux heures, sans que l’armée burundaise n’intervienne.

Au lendemain de l’attaque, Pasteur Habimana (à l’époque, porte-parole des rebelles burundais du FNL d’Agathon Rwasa) avait revendiqué cette attaque sur des radios locales et internationales, avant de se rétracter quelques jours après.

Dans les semaines et les mois qui avaient suivi, plusieurs rapports et notamment de l’ONU et de Human Rights Watch, indiquaient que ce massacre avait été soigneusement planifié et que c’étaient bien les Banyamulenge et non pas d’autres ethnies qui avaient été visés.

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